Premiers essais

June 16, 2016

 

 

Fin février - début mars :

Une fois les voiles à poste, l'accastillage posé et les cordages fonctionnels, nous sommes enfin prêts pour notre première sortie. Et bien, il nous faudra attendre, encore, car la météo a décidé de ne pas nous laisser sortir du port. Voilà maintenant plusieurs semaines que le Mistral souffle et même très fort (jusqu'à 65 noeuds ou 130 km/h une nuit!).

14 mars 

Une accalmie est enfin au rendez-vous. Nous allons pouvoir enfin sortir Canquin du port. Et quand je dis accalmie c'est vraiment calme! Nous n'aurons que très peu de vent et nous testerons plus le moteur que les voiles... 

 

Mars - Avril - Mai - juin :

Les navigations se succèdent et nous apprenons petit à petit à connaître Canquin. Les navigations se déroulent généralement entre Port Saint Louis du Rhône et Les Embiez. Nous sortons pour le moment dans du temps relativement maniable entre 10 et 30 noeuds exactement. Toutes les allures sont testées... Toutes, pas tout à fait, les essais par 30 noeuds dans la brise et la houle au portant seront pour une prochaine session d'essais. Cette allure est le talon d'Achille de Canquin. Les connaisseurs de One Tonner des années 70 et les spécialistes du Rush me comprendront... 

Nos navigations s'effectuent en double ou en solitaire.

Canquin va vite pour un "Grand père" !

Il est clair que Canquin en a encore sous le pied malgré une garde robe vieillissante et des voiles taillées plus pour la croisière que la vitesse. Ce bateau a été construit pour remonter au vent, et il le fait très bien... sauf si le vent monte et qu'il faut réduire l'immense génois qui est son moteur principal. Canquin est actuellement équipé d'un enrouleur de génois, ce qui est, je le reconnais très pratique pour les manoeuvres de voile d'avant, mais lorsqu'il est nécessaire de réduire, d'enrouler, la voile d'avant prend une forme inadaptée car trop creuse... Les performances en terme d'angle au vent, et par la même occasion de vitesse, s'en trouvent vraiment diminuées. Par contre si on abat un peu pour passer bon plein... alors là ça marche bien et même très bien! 

 

J'avais lu dans un ancien article que Canquin avait besoin de vent soutenu pour s'exprimer... Je suis d'accord, mais pas avec un enrouleur à l'avant! Il va falloir touver une solution, mais cela ne presse pas car nous n'en sommes pas au chapitre optimisation. 

 

Dans le petit temps et le médium (5 à 14 noeuds pour Canquin) le bateau se comporte à merveille avec toute sa toile dehors, les bords de près sont excellents et la vitesse tout à fait acceptable pour un bateau de 40 ans mené en solitaire ou en équipage réduit. 

 

Confort spartiate !  

Nos essais ont également porté sur le confort en navigation et au mouillage. Et encore une fois il est clair que Canquin est un bateau de régate des années 70! Donc le confort est une notion très relative. Mais nous avons bon espoir de rendre Canquin plus confortable dans les prochains mois avec l'installation d'équipements simples, comme une salle d'eau (faite maison), une couchette double (car pour le moment c'est chacun sa banette) et une petite cuisine. Il faut bien comprendre que nous avons à peu près tout cassé à l'intérieur afin de tout nettoyer et tout repeindre, il va faloir maintenant reconstruire petit à petit. 

 

 

 

 

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