Le regard vers l'Atlantique...

November 13, 2018

 

 

Escales aux Canaries

 

Arrivé le 24 septembre aux Canaries, cela fait 7 semaines passées le long de l’archipel, Valéry n’a pas chômé… 

 

Les Canaries sont, dans le cadre du projet, une escale qui s’inscrit dans la continuité de la préparation de la transatlantique. Le quotidien de Valéry s’articule autour de plusieurs axes : navigation, test matériel, bricolage et travail (et oui même en voyage il faut continuer à travailler…) et enfin un peu de tourisme quand même!

 

 

 

 

 

Naviguer : les navigations aux Canaries ne sont pas toujours tranquilles. Il y a autour et entre les îles de fortes zones d’accélération des vents dû aux effets de pointes et aux effets venturis. Cela donne l’occasion de pousser un peu Canquin et de tester ce qui doit l’être. Il vaut mieux que cela casse ici plutôt qu’au milieu de l’Atlantique ! 

 

Bricoler : on trouve aux Canaries tous les équipements et magasins utiles pour finir de préparer un voiler avant de sortir de la zone de confort qu’offre cette extension de l’Europe le long des côtes africaines. Canquin aura eu quelques petits bobos à réparer: sur le presse étoupe, le moteur du guindeau et une belle déchirure sur la grand voile suite à une erreur de manœuvre! 

 

Travailler : et oui! Il faut bien travailler pour remplir la caisse de bord… alors c’est, après la préparation du bateau, la plus grosse occupation. Pas toujours facile de trouver une connexion « comme à la maison » dans les marinas, et le smartphone en partage de connexion vient souvent sauver la journée de travail. 

 

 

Visiter : Il serait impensable de passer aux Canaries sans monter sur le Teide ou encore de faire quelques plongées. Mais il est vrai que cela peut être un peu frustrant de ne pas pouvoir profiter à fond de toutes les merveilles qu’offrent les Canaries. 

 

 

La suite du programme : l'Atlantique devant soi

 

 

Suite à la déchirure de la grand voile, la réparation a été assez longue car le maître voilier était débordé de travail et sur une autre île de l'archipel! Le verdict pour le planning est vite tombé: pas de Cap Vert. Cependant, cette étape n'avait rien d'une escale de tourisme. Son but était de valider une dernière fois la préparation de Canquin avant le grand saut sur l'Atlantique et de se placer plus au sud face aux Alizées. L'objectif étant de traverser entre novembre et décembre, il va falloir partir des Canaries. 2800 milles nautiques au lieu de 2100 Mn, c'est le prix à payer en excluant l'étape Cap Verdienne.

L'avitaillement de Canquin en eau et en vivres sera juste un peu plus important et par la même occasion le poids également. Difficile de dire combien de temps Valéry mettra pour traverser mais les réserves de vivres ont été calculées pour plus de 30 jours. Il est plus que vraisemblable que cette transatlantique durera entre 25 et 30 jours.

 

Date de départ inconnue pour le moment

La cause: deux dépressions qui vont venir perturber l'archipel des Canaries rendant les départs un peu trop mouvementés. Comme à chaque début d'hiver, les dépressions sont nombreuses et rapprochées dans le temps. Il va falloir alors être prêt à partir à la prochaine fenêtre météo maniable.

 

Mais après tout, s'élancer sur l'Atlantique depuis la même île que Christophe Colomb, c'est la classe !

 

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